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Guillaume Riggi, Président d'ATERIM : des solutions RH agiles pour accompagner votre croissance en France comme à l’international
Face à des enjeux RH de plus en plus complexes, en France comme à l’international, Aterim accompagne les entreprises dans la gestion et le développement de leurs ressources humaines. Portage salarial, mise à disposition de personnel, travail temporaire, expatriation ou recrutement de talents locaux : la société propose des solutions complètes, flexibles et personnalisées, permettant aux organisations de gagner en agilité tout en se concentrant sur leur cœur d’activité. De la contractualisation à la gestion de la paie, en passant par les démarches administratives et réglementaires, Aterim simplifie chaque étape avec une approche transparente et sans frais de mise en place. Guillaume Riggi, Président, Charlotte Dagommer et Emma Riggi, chargées d’affaires, présentent l’offre et les spécificités d’Aterim.
Transfair 2026 : une journée pour réussir la transmission ou la reprise d’entreprise
Dans le cadre du partenariat qui nous lie à la CCI Paris Ile-de-France, PME-ETI.fr vous tient informés en priorité des principaux évènements et réseaux qui peuvent vous permettre de booster votre croissance et de rencontrer des acteurs-clés de l’économie. Pour les PME et les ETI, conquérir de nouveaux marchés représente une opportunité de croissance majeure. Comment préparer la vente de son entreprise, trouver le bon repreneur ou financer une acquisition dans les meilleures conditions ? Pour les dirigeants, la transmission et la reprise d’entreprise représentent des opérations stratégiques qui engagent l’avenir d’une activité, de ses équipes et de son patrimoine. Le lundi 16 novembre 2026, la CCI Paris Île-de-France organise Transfair 2026, une journée consacrée à ces enjeux. Au programme : conférences, ateliers, rencontres avec des experts et conseils pratiques pour accompagner les entrepreneurs à chaque étape de leur projet.

Transfair 2026 : un rendez-vous incontournable pour les dirigeants

Céder son entreprise ou en reprendre une ne s’improvise pas. Ces opérations nécessitent une préparation rigoureuse, une bonne connaissance des mécanismes financiers et juridiques, ainsi qu’une réflexion approfondie sur les perspectives de développement de l’activité. Pour répondre à ces enjeux, Transfair 2026 réunira les principaux acteurs de la transmission et de la reprise d’entreprise en Île-de-France. L’objectif est de permettre aux participants de bénéficier de conseils adaptés à leur situation, d’identifier les étapes clés de leur projet et d’échanger directement avec des professionnels spécialisés. La journée s’adresse à différents profils : dirigeants qui envisagent de céder leur entreprise, entrepreneurs souhaitant acquérir une société, repreneurs en recherche de financement ou encore chefs d’entreprise qui envisagent une opération de croissance externe. Que le projet soit encore à l’étude ou déjà bien avancé, cet événement permettra d’obtenir des réponses concrètes et de mieux appréhender les différentes dimensions d’une opération de transmission-reprise.

Préparer la cession de son entreprise dans les meilleures conditions

Pour un dirigeant, transmettre son entreprise constitue souvent l’aboutissement de plusieurs années, voire de plusieurs décennies, d’engagement entrepreneurial. Pourtant, cette étape peut soulever de nombreuses questions : quand commencer à préparer la cession ? Comment déterminer la valeur de son entreprise ? Quels critères privilégier pour choisir un repreneur ? Comment anticiper les conséquences fiscales et patrimoniales de l’opération ? Ces interrogations seront au cœur de plusieurs conférences proposées pendant Transfair 2026. Les participants pourront notamment approfondir les méthodes permettant d’anticiper et de valoriser une transmission, comprendre le déroulement des négociations entre cédant et repreneur et découvrir les points de vigilance liés à la préparation de la vente. Pour approfondir ces enjeux, découvrez également notre article consacré à la préparation de la cession d’une entreprise et à l’importance d’anticiper chaque étape. La journée abordera également la dimension humaine de la transmission, notamment à travers la psychologie du cédant, la protection de l’entreprise dans le cercle familial et les modalités de transmission aux salariés. Pour les dirigeants qui souhaitent préparer leur succession plusieurs mois ou plusieurs années à l’avance, ces échanges pourront contribuer à structurer leur réflexion et à identifier les décisions à prendre en amont.

Reprise d’entreprise : financement, négociation et accompagnement

La reprise d’une entreprise représente une autre voie de développement pour les entrepreneurs. Elle permet d’acquérir une activité existante, de s’appuyer sur une organisation déjà en place et d’envisager de nouvelles perspectives de croissance. Mais un tel projet suppose de franchir plusieurs étapes : identifier une entreprise correspondant à ses objectifs, évaluer son potentiel, négocier les conditions d’acquisition et réunir les financements nécessaires. Le programme de Transfair proposera plusieurs conférences consacrées à ces questions. Les participants pourront notamment s’informer sur le financement d’une reprise avec le réseau Bpifrance, l’évaluation d’une entreprise et les stratégies de recherche de cibles. Les enjeux de négociation seront également abordés, notamment à travers les échanges entre cédants et repreneurs et la préparation de la lettre d’intention, un document important dans la structuration d’une opération d’acquisition. D’autres interventions porteront sur le mentorat entrepreneurial et l’accompagnement par des dirigeants expérimentés. Ces approches peuvent aider les repreneurs à confronter leurs choix à des expériences concrètes et à sécuriser leur démarche.

Des experts mobilisés pour répondre aux questions des entrepreneurs

L’un des principaux atouts de Transfair 2026 réside dans la possibilité de rencontrer directement des spécialistes de la transmission et de la reprise d’entreprise. La CCI Paris Île-de-France organise cette journée avec plusieurs partenaires institutionnels et professionnels, parmi lesquels l’Ordre des experts-comptables Paris Île-de-France, la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Paris et le Barreau de Paris. Bpifrance et Société Générale participent également à cette initiative. Les entrepreneurs pourront ainsi aborder différentes dimensions de leur projet : évaluation financière, financement, fiscalité, ingénierie patrimoniale, formalités juridiques et sécurisation de la transaction. Le programme prévoit aussi des interventions sur les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les opérations de transmission, ainsi que sur la reprise d’entreprises en difficulté. Cette diversité de compétences permettra aux participants d’obtenir plusieurs éclairages complémentaires et de mieux comprendre les interactions entre les aspects financiers, juridiques et humains d’une opération.

Un programme à composer selon ses besoins

La journée du 16 novembre sera organisée autour d’une conférence d’inauguration, suivie de plusieurs créneaux de conférences et d’ateliers. Les participants pourront sélectionner les interventions les plus pertinentes en fonction de leur situation : préparation d’une cession, recherche d’une entreprise à reprendre, financement d’une acquisition ou sécurisation des aspects juridiques et patrimoniaux. Cette organisation permet de construire un parcours adapté à chaque projet, plutôt que de suivre un programme unique. Pour les dirigeants qui souhaitent anticiper une transmission, les repreneurs en phase de recherche ou les entrepreneurs qui envisagent une croissance externe, l’événement constitue une occasion de faire le point sur leurs objectifs et d’identifier les prochaines étapes.

Comment participer à Transfair 2026 ?

La CCI Paris Île-de-France donne rendez-vous aux entrepreneurs le lundi 16 novembre 2026, de 9 h à 17 h, dans ses locaux situés au 11, rue Léon-Jouhaux, dans le 10e arrondissement de Paris. La participation nécessite de consulter le programme et de s’inscrire aux conférences ou aux rendez-vous qui correspondent à son projet. Que vous envisagiez de transmettre votre entreprise, de reprendre une société ou de développer votre activité par croissance externe, cette journée vous permettra de rencontrer des interlocuteurs spécialisés et d’obtenir des conseils utiles à la concrétisation de votre projet. Dans un contexte où la transmission des entreprises constitue un enjeu important pour la continuité des activités et le renouvellement entrepreneurial, anticiper les décisions et s’entourer des bons experts peut faire toute la différence.

Programme officiel de Transfair 2026 et modalités d’inscription

Swisslife : Entrepreneurs, à quand l’équilibre entre le pro et le perso ?
Ca n’est pas à vous qu’on va l’apprendre : les entrepreneurs sont des passionnés qui consacrent tout, ou presque, à leur entreprise. Résultat ? Leurs finances personnelles et la protection de leurs proches sont trop souvent négligées. Pendant des années, les dirigeants de PME et d’ETI ont privilégié leur développement à court terme… en reléguant leur prévoyance, leur retraite ou leur patrimoine à “plus tard”. Un “plus tard” qui finit par devenir risqué : une panne sèche en cas de coup dur, une protection insuffisante ou un patrimoine trop dépendant de l’entreprise… Cette réalité, les conseillers Swiss Life la constatent chaque jour. « Les entrepreneurs ont une force incroyable, explique Caroline, conseillère Swiss Life. Mais cette force peut les amener à oublier ce qui est essentiel : eux-mêmes. Notre rôle, c’est d’être de leur côté, de leur rappeler combien leurs vies pro et perso sont interdépendantes, qu’aucune des deux ne doit être négligée ». Aujourd’hui, quand l’incertitude économique et la fragilité des statuts d’entrepreneur rappellent qu’il n’y a pas de réussite durable sans protection solide, de plus en plus de dirigeants reprennent la main sur leur vie financière personnelle.Swisslife : Entrepreneurs, à quand l’équilibre entre le pro et le perso ? Swiss Life répond précisément à ce besoin. Chaque entrepreneur bénéficie :
  • D’un conseiller unique, un expert capable de construire une stratégie financière sur-mesure, adaptée à leur réalité.
  • D’un diagnostic complet, à 360°, pour repérer les zones de fragilité (prévoyance, retraite, patrimoine).
  • De solutions de prévoyance, de retraite et de gestion patrimoniale pour protéger l’essentiel et sécuriser leur indépendance financière.
« Être du côté des entrepreneurs, ce n’est pas seulement protéger l’entreprise, c’est aussi les aider à vivre selon leurs propres choix », souligne Caroline, conseillère Swiss Life. Et si, en 2026, les entrepreneurs…

PRENEZ RENDEZ-VOUS !

   
Blocage douanier : un risque aux coûts souvent sous-estimés
Quand une marchandise fait l’objet d’un blocage douanier, le premier réflexe c’est de penser à l’amende. On imagine une sanction financière directe, un montant fixe, quelque chose de délimitable et d’absorbable. Et on se dit que, finalement, si le pire c’est une amende, peut-être que le risque est gérable. En fait, l’amende, c’est rarement le vrai problème. les dossiers de blocage sont réalité bien plus complexe, et bien plus coûteuse, que la simple pénalité administrative. Le blocage douanier n’est pas un événement isolé avec une facture unique. C’est un effet domino qui touche simultanément plusieurs aspects de l’opération, et dont les répercussions se font sentir bien au-delà du moment de l’incident. Commençons par les coûts directs et immédiats. Dès que la marchandise est immobilisée, les frais de stockage commencent à tourner. Dans un port ou un entrepôt douanier, ces frais peuvent être significatifs, plusieurs centaines d’euros par jour pour un conteneur complet. Si la marchandise est arrivée par voie maritime et que le conteneur est bloqué, des surestaries s’ajoutent : ce sont les pénalités facturées par la compagnie maritime pour l’immobilisation de son équipement au-delà du délai de franchise. Ces frais peuvent grimper très rapidement, parfois plus vite que n’importe quelle amende douanière. Mais ce n’est que le début. Pendant que la marchandise attend, votre trésorerie est immobilisée. Vous avez payé votre fournisseur, ou vous lui devez de l’argent, pour une marchandise que vous ne pouvez pas vendre. Vos liquidités sont bloquées dans des caisses que vous ne pouvez pas ouvrir. Si vous avez contracté un crédit documentaire ou un financement de court terme pour cette opération, les intérêts continuent à courir. Il y a ensuite l’impact client. Vous aviez promis une livraison. Un délai. Une date. Le client a peut-être pris ses propres engagements sur la base de cette promesse. Quand la marchandise tarde, et que vous ne savez pas exactement quand elle sera libérée, la tension monte. Les mails deviennent pressants. Les appels téléphoniques se multiplient. Et selon la nature de votre relation commerciale, ce retard peut avoir des conséquences durables : pénalités contractuelles, perte de confiance, ou dans le pire des cas, perte du client. Il y a aussi l’impact sur votre chaîne logistique plus large. Si cette marchandise devait alimenter un stock, une ligne de production, un point de vente, sa non-disponibilité crée des ruptures en cascade. Des ventes manquées. Des promesses non tenues. Des réajustements coûteux. Et puis il y a le coût en temps et en énergie humaine. Gérer un blocage douanier, c’est mobiliser des ressources. Des heures passées au téléphone avec le transitaire, avec les autorités douanières, avec le fournisseur pour obtenir des documents manquants, avec le client pour expliquer le retard. C’est du temps qui n’est pas consacré à développer l’activité, à gérer les opérations courantes, à préparer les projets futurs. Ce qui rend tout cela difficile à anticiper, c’est que tant que tout fonctionne, l’international semble fluide. Les marchandises arrivent. Les clients reçoivent leurs commandes. La machine tourne. Et dans cet environnement de relative sérénité, il est difficile d’imaginer l’ampleur de ce qui peut basculer en cas de blocage. Puis un jour, un contrôle tombe. Une incohérence documentaire est détectée. Un code douanier est remis en question. Et soudain, toute la mécanique devient visible, avec ses fragilités, ses zones d’ombre et ses dépendances. L’international est une vraie opportunité pour les PME, une source de compétitivité, de diversification, de croissance. Beaucoup d’entreprises le font bien et en tirent des résultats excellents. Mais une opération internationale ne se résume jamais à « faire venir une marchandise ». Derrière chaque flux, il y a des responsabilités, des documents, des délais, des risques. Comprendre ces risques avant qu’ils se matérialisent, c’est exactement ce qui sépare une opération solide d’une opération fragile. Les entreprises qui ont structuré leurs processus, qui ont validé leurs codes douaniers, qui ont mis en place une relecture documentaire systématique, elles traversent les contrôles sans stress. Pas parce que les contrôles ne les touchent pas, mais parce qu’elles ont les réponses aux questions qu’on va leur poser. Les autres découvrent en urgence ce qu’elles auraient dû régler depuis longtemps. Et la différence de coût entre les deux approches ? Elle est immense. Pas seulement en euros. En énergie, en stress, en temps perdu. En opportunités manquées pendant qu’on gère la crise plutôt que de construire. Comprendre le vrai coût d’un blocage douanier, c’est la première étape pour décider de l’éviter.    
Droit du travail en PME et ETI : quand une décision managériale devient un risque juridique

Pour un dirigeant, une réorganisation, un changement de poste ou un licenciement répond généralement à une nécessité opérationnelle : adapter les compétences, préserver la rentabilité, corriger un dysfonctionnement ou préparer une nouvelle phase de développement. Pourtant, une décision cohérente sur le plan économique peut devenir une source de contentieux lorsqu’elle entre en collision avec les droits des salariés, les engagements de l’entreprise ou les règles qui encadrent la relation de travail. Le droit du travail en PME et ETI ne se résume donc pas à une succession de formalités à accomplir avant de prendre une décision. Il oblige surtout à comprendre ce que l’entreprise peut modifier, ce qu’elle doit négocier et ce qu’elle doit pouvoir justifier. Cette distinction est essentielle : le risque juridique naît parfois moins de la décision elle-même que de la manière dont elle est construite et mise en œuvre.

Par Eric Orsini

Le véritable risque commence souvent avant le conflit

Lorsqu’un désaccord éclate entre un employeur et un salarié, chacun dispose généralement de sa propre lecture de la situation. Le dirigeant considère avoir pris une décision nécessaire au fonctionnement de l’entreprise. Le salarié peut, de son côté, y voir une dégradation de ses conditions de travail, une sanction déguisée ou une remise en cause de ses engagements contractuels.

C’est souvent dans cet écart d’interprétation que se prépare le contentieux.

Imaginons une entreprise industrielle qui décide de réorganiser ses équipes afin d’améliorer la continuité de la production. Un salarié expérimenté se voit proposer de nouveaux horaires et des responsabilités différentes. Pour la direction, cette évolution relève d’un ajustement opérationnel. Pour le salarié, elle bouleverse son organisation personnelle et modifie profondément le poste pour lequel il a été recruté.

La question juridique ne consiste pas simplement à déterminer si la réorganisation est pertinente. Il faut d’abord identifier ce qui change réellement dans la relation de travail. Un changement des conditions de travail peut, dans certaines circonstances, relever du pouvoir de direction de l’employeur. En revanche, une modification d’un élément essentiel du contrat, comme la rémunération contractuelle ou la durée du travail lorsqu’elle est contractualisée, nécessite en principe l’accord du salarié. La qualification dépend des circonstances et du contrat concerné.

Cette analyse préalable évite de confondre l’autorité légitime du dirigeant avec un pouvoir de modification sans limites.

Réorganiser l’entreprise ne signifie pas pouvoir tout modifier

Les entreprises évoluent. Une acquisition, une baisse d’activité, l’automatisation d’un processus ou la création d’une nouvelle fonction peuvent rendre nécessaire une transformation des postes et des équipes. Le droit du travail n’interdit pas ces évolutions, mais il encadre leurs modalités.

La difficulté consiste à distinguer la décision stratégique, qui appartient à l’entreprise, de ses conséquences sur les contrats et les situations individuelles.

Prenons le cas d’une ETI qui souhaite regrouper deux services. La direction peut avoir de solides raisons économiques et organisationnelles de procéder à cette fusion. Toutefois, si cette réorganisation entraîne la suppression d’un poste, une modification substantielle des fonctions ou un licenciement économique, des règles spécifiques peuvent s’appliquer. Selon la situation, l’employeur devra notamment examiner les possibilités de reclassement, respecter les procédures appropriées et, le cas échéant, consulter les représentants du personnel.

L’enjeu n’est donc pas de renoncer à transformer l’organisation, mais de construire une décision qui tienne compte, dès le départ, de ses implications humaines et juridiques.

C’est là que le droit du travail en PME et ETI devient un outil de pilotage. Il aide à identifier les marges de manœuvre réelles, à mesurer le coût d’une décision mal préparée et à choisir une méthode de mise en œuvre adaptée.

Le licenciement : une décision qui doit pouvoir être expliquée

Droit du travail en PME et ETI : quand une décision managériale devient un risque juridique

Le licenciement illustre particulièrement bien la différence entre une décision ressentie comme légitime et une décision juridiquement défendable.

Un dirigeant peut estimer qu’un salarié ne répond plus aux attentes du poste, que ses résultats sont insuffisants ou que son comportement perturbe l’équipe. Mais l’appréciation du dirigeant ne suffit pas, à elle seule, à sécuriser une rupture du contrat de travail.

La nature des faits, leur réalité, leur précision et leur contexte comptent. Dans le cas d’un licenciement pour motif personnel, la rupture doit reposer sur une cause réelle et sérieuse. Les griefs invoqués doivent pouvoir être étayés, et la procédure légale doit être respectée. Dans le cadre d’un licenciement économique, les conditions légales propres à ce motif doivent également être réunies.

Une difficulté fréquente tient à l’accumulation tardive de reproches. Pendant plusieurs mois, un responsable exprime son insatisfaction de manière informelle, sans fixer clairement les objectifs, sans documenter les difficultés ou sans donner au salarié une compréhension précise de ce qui lui est demandé. Lorsque la rupture devient envisagée, l’entreprise tente alors de reconstituer une justification.

Cette démarche fragilise sa position. Elle peut aussi révéler un problème de management : des attentes mal définies, un accompagnement insuffisant ou des désaccords jamais traités.

Le droit ne remplace pas le jugement managérial. Il impose cependant que les décisions les plus lourdes reposent sur des éléments suffisamment précis et sur une procédure adaptée.

Le dialogue social n’est pas une formalité de fin de parcours

Dans certaines entreprises, l’information des salariés ou de leurs représentants intervient lorsque la décision semble déjà arrêtée. Cette approche peut donner le sentiment que le dialogue social constitue un passage obligé, plutôt qu’un élément de la conduite du changement.

Or, lorsque la loi impose une consultation du comité social et économique (CSE), celle-ci doit intervenir selon les règles applicables et permettre un échange utile avant la décision définitive. Les obligations varient notamment selon l’effectif, la nature du projet et ses conséquences.

Au-delà de l’exigence juridique, associer les bons interlocuteurs au bon moment peut améliorer la qualité du projet. Les salariés connaissent souvent les contraintes opérationnelles, les difficultés de terrain et les effets indirects d’une réorganisation. Leurs observations peuvent permettre de corriger un dispositif avant qu’il ne produise des tensions ou des dysfonctionnements.

Cela ne signifie pas que toute décision doit faire l’objet d’un consensus. Le dirigeant conserve ses responsabilités, mais il gagne à distinguer ce qui relève de sa décision, ce qui doit être discuté et ce qui nécessite une consultation formelle.

La sécurité juridique se construit dans la durée

Une entreprise ne sécurise pas ses décisions uniquement au moment où elle envisage un licenciement. La solidité de sa position dépend aussi de pratiques installées bien en amont : fiches de poste cohérentes, objectifs compréhensibles, entretiens utiles, traitement régulier des difficultés et conservation des éléments pertinents.

Cette continuité est particulièrement importante dans les PME, où les relations sont parfois directes et informelles. La proximité peut faciliter le dialogue, mais elle ne remplace ni les règles applicables ni la nécessité de formaliser certaines décisions. Dans une ETI, la difficulté peut être différente : plusieurs niveaux hiérarchiques interviennent, et les pratiques peuvent varier d’un service à l’autre.

Le rôle des ressources humaines et du conseil juridique est alors de rendre les décisions plus cohérentes, sans transformer chaque échange managérial en procédure administrative. Un avis spécialisé, sollicité avant qu’une situation ne se bloque, permet souvent de distinguer une difficulté relationnelle, un problème de performance et un véritable enjeu juridique.

Le droit du travail en PME et ETI prend ainsi toute sa valeur lorsqu’il est intégré à la réflexion de gestion, plutôt que mobilisé uniquement pour défendre l’entreprise une fois le conflit déclaré.

Décider avec fermeté, mais sans improviser

Diriger suppose parfois de prendre des décisions difficiles : réorganiser une activité, modifier les responsabilités, gérer une insuffisance professionnelle ou mettre fin à une collaboration. La sécurité juridique n’a pas vocation à empêcher ces décisions, mais à éviter qu’elles soient prises sur la base d’hypothèses imprécises ou mises en œuvre dans des conditions contestables.

La question utile à se poser n’est donc pas seulement : « Avons-nous le droit de le faire ? » Elle est aussi : « Que change exactement cette décision, sur quel fondement repose-t-elle et comment allons-nous la mettre en œuvre ? »

Cette approche permet de mieux articuler performance économique, responsabilité managériale et respect des droits des salariés. Pour les dirigeants de PME et d’ETI, c’est une manière plus exigeante, mais aussi plus efficace, d’aborder le droit du travail : non comme un frein à la décision, mais comme une composante de sa qualité.
Gestion des risques en entreprise : passer de la contrainte réglementaire à un levier de performance
Pour les dirigeants, la gestion des risques en entreprise ne se limite plus à prévenir les accidents, à protéger les données ou à répondre aux obligations réglementaires. Dans un environnement marqué par l’instabilité économique, la multiplication des cybermenaces, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement et le renforcement des exigences de conformité, la capacité à anticiper les difficultés devient un facteur déterminant de pérennité. Pourtant, de nombreuses organisations continuent de traiter ces sujets séparément, au gré des urgences et des échéances administratives. Une approche plus efficace consiste à intégrer la maîtrise des risques au fonctionnement même de l’entreprise, afin d’éclairer les décisions, de préserver les marges de manœuvre et de renforcer la résilience de l’organisation. Par Serge de Cluny

Ne plus confondre conformité et maîtrise des risques

Respecter la réglementation est indispensable, mais cela ne garantit pas qu’une entreprise soit correctement protégée. Une organisation peut disposer de procédures documentées, de contrats conformes et de registres régulièrement actualisés tout en restant vulnérable à une défaillance critique de son système informatique, à la perte d’un fournisseur stratégique ou au départ soudain d’un collaborateur détenant une compétence essentielle. La conformité répond à une question précise : l’entreprise respecte-t-elle les exigences qui lui sont applicables ? La gestion des risques en entreprise pose une question plus large : qu’est-ce qui pourrait compromettre ses objectifs, et que peut-elle faire pour limiter les conséquences ? Cette distinction change la manière d’aborder le sujet. Plutôt que de commencer par recenser les textes réglementaires et les procédures à produire, la direction gagne à partir de ses dépendances réelles. Que se passerait-il si son principal client suspendait ses commandes pendant trois mois ? Si un prestataire informatique devenait indisponible ? Si un site industriel devait interrompre sa production pendant plusieurs jours ? Ces scénarios permettent de faire émerger des vulnérabilités parfois invisibles dans les documents de conformité. Ils donnent également une dimension économique au risque, en reliant chaque menace à ses conséquences potentielles sur le chiffre d’affaires, la trésorerie, les délais de livraison ou la confiance des clients.

Identifier les risques à partir des décisions stratégiques

Gestion des risques en entreprise : passer de la contrainte réglementaire à un levier de performance Une cartographie des risques n’a de valeur que si elle aide à prendre des décisions. Trop souvent, elle devient un exercice documentaire, alimenté par des catégories génériques et des évaluations difficiles à traduire en actions. Pour rendre cet outil réellement opérationnel, il est préférable de partir des projets et des choix structurants de l’entreprise. L’ouverture d’un nouveau site, le lancement d’une activité, une acquisition, l’internationalisation ou l’automatisation d’un processus créent chacun des expositions spécifiques. Une ETI qui envisage de concentrer ses achats auprès d’un fournisseur unique peut, par exemple, réaliser des économies immédiates tout en augmentant sa dépendance. L’enjeu n’est pas nécessairement de renoncer à cette stratégie, mais d’en mesurer les conséquences et de prévoir une solution de remplacement crédible. La même logique s’applique aux ressources humaines. Une entreprise dont les connaissances techniques reposent sur deux ou trois personnes clés peut être fragilisée par une absence prolongée ou un départ. La formalisation des savoir-faire, la formation croisée des équipes et l’identification de remplaçants constituent alors des mesures de prévention aussi importantes qu’une assurance ou qu’un dispositif informatique. L’objectif est de relier chaque risque significatif à une décision concrète : accepter l’exposition, la réduire, la transférer lorsque cela est pertinent ou modifier le projet pour éviter qu’elle ne se matérialise.

Faire de la conformité un outil de pilotage quotidien

Les obligations réglementaires sont souvent abordées comme des échéances ponctuelles, mobilisant les équipes quelques semaines avant un audit ou une date limite. Cette organisation favorise les oublis et transforme la conformité en charge supplémentaire. Une approche plus robuste consiste à intégrer les contrôles aux processus existants. Lorsqu’un fournisseur est référencé, l’entreprise peut vérifier simultanément ses conditions contractuelles, ses exigences de sécurité et les éventuelles obligations de conformité qui s’appliquent à la relation. Lorsqu’un nouveau logiciel est déployé, les questions relatives aux accès, aux données personnelles, à la continuité de service et aux responsabilités du prestataire peuvent être traitées dès la sélection de la solution. Pour structurer cette démarche, les dirigeants peuvent également s’appuyer sur les recommandations de Cybermalveillance.gouv.fr, qui propose une méthode concrète pour piloter la cybersécurité de leur entreprise. Cette logique évite de multiplier les procédures parallèles. Elle suppose néanmoins de déterminer clairement qui décide, qui contrôle et qui doit être alerté lorsqu’une anomalie est détectée. La direction conserve un rôle essentiel : fixer les priorités, arbitrer les investissements et définir le niveau de risque acceptable. Les responsables opérationnels, quant à eux, sont souvent les mieux placés pour repérer les signaux faibles, car ils connaissent les contraintes du terrain et les écarts entre les procédures théoriques et la réalité. La gestion des risques en entreprise devient ainsi une responsabilité partagée, sans se transformer en responsabilité collective imprécise où chacun suppose qu’un autre prendra les mesures nécessaires.

Préparer les interruptions plutôt que chercher à tout empêcher

Aucune organisation ne peut éliminer tous les risques. Même avec des mesures de prévention solides, un incident peut survenir. La différence entre une entreprise résiliente et une entreprise fragilisée tient alors à sa capacité à réagir rapidement et à maintenir ses activités essentielles. Au-delà des mesures techniques, une cyberattaque peut également entraîner des obligations juridiques spécifiques. Les entreprises doivent donc anticiper les démarches à engager en cas d’incident, comme l’explique notre article consacré aux obligations juridiques des PME et ETI en cas de cyberattaque. Un plan de continuité ne devrait pas être conçu uniquement pour satisfaire un audit. Il doit répondre à des questions pratiques : quelles activités doivent absolument continuer ? Combien de temps peuvent-elles être interrompues ? Quelles ressources sont indispensables à leur reprise ? Qui dispose de l’autorité nécessaire pour déclencher les mesures d’urgence ? Une entreprise industrielle pourrait, par exemple, identifier à l’avance les équipements dont la panne bloque l’ensemble de la production, prévoir des solutions de maintenance adaptées et définir les modalités de recours à un fournisseur alternatif. Une société de services pourrait, de son côté, organiser la restauration de ses données, sécuriser les accès à ses applications essentielles et prévoir un mode de fonctionnement dégradé. Ces dispositifs doivent être testés. Un exercice de quelques heures, simulant l’indisponibilité d’un système ou d’un site, permet souvent de révéler des difficultés qu’aucune procédure écrite ne fait apparaître : coordonnées obsolètes, responsabilités mal définies, dépendance à une personne unique ou délais de décision trop longs. La gestion des risques en entreprise doit donc mesurer non seulement la probabilité d’un incident, mais aussi le temps nécessaire pour retrouver un fonctionnement acceptable.

S’appuyer sur des experts sans perdre la maîtrise de ses risques

Les exigences techniques et réglementaires rendent parfois indispensable le recours à des compétences externes. Les spécialistes de la cybersécurité, du droit, de la protection des données, de la prévention des risques professionnels, de l’environnement ou de la sûreté peuvent aider une organisation à évaluer ses vulnérabilités et à mettre en place des dispositifs adaptés. Leur intervention est particulièrement utile lorsque les ressources internes sont limitées ou qu’une expertise très spécialisée est nécessaire. Elle ne dispense toutefois pas l’entreprise de conserver la maîtrise de ses choix. Avant de sélectionner un prestataire, le dirigeant doit notamment vérifier sa compréhension du secteur d’activité, sa capacité à intervenir dans des situations concrètes et la manière dont il traduira ses recommandations en mesures applicables. Un diagnostic très complet, mais impossible à mettre en œuvre faute de temps, de budget ou de compétences internes, risque de rester sans effet. Il est donc préférable de demander un plan d’action hiérarchisé, précisant les priorités, les responsabilités, les délais et les résultats attendus. Le suivi peut ensuite s’appuyer sur quelques indicateurs utiles : délai de correction des vulnérabilités critiques, taux de réalisation des actions prioritaires, temps estimé de reprise d’une activité ou nombre d’incidents récurrents. Le choix des partenaires doit également tenir compte de leurs propres risques et dépendances. Externaliser une fonction sensible ne supprime pas le risque : cela peut le déplacer vers un autre acteur de la chaîne de valeur.

Installer une culture du risque sans ralentir l’entreprise

Une politique de prévention ne fonctionne durablement que si les collaborateurs peuvent signaler les difficultés sans craindre systématiquement d’être sanctionnés. Les incidents mineurs, les presque-accidents et les écarts de procédure constituent souvent des occasions d’apprentissage, à condition qu’ils soient analysés et qu’ils débouchent sur des améliorations visibles. Les dirigeants ont ici un rôle déterminant. Lorsqu’une anomalie signalée conduit à une correction concrète, les équipes comprennent que la prévention n’est pas une formalité administrative. À l’inverse, lorsque les alertes restent sans réponse, les comportements à risque ont tendance à se banaliser. Il ne s’agit pas d’organiser une réunion supplémentaire pour chaque problème, mais de créer des mécanismes simples de remontée d’information et de traitement des incidents. Une revue périodique des principaux risques, associant les fonctions concernées, suffit souvent à maintenir une vision partagée des priorités, à condition que les décisions prises soient effectivement suivies. En définitive, la gestion des risques en entreprise ne devrait pas être considérée comme un frein à l’initiative. Elle permet au contraire de distinguer les risques maîtrisables des expositions inutiles, de sécuriser les projets de développement et de préserver la capacité d’action de l’organisation. Pour les PME et les ETI, l’enjeu n’est pas de construire un système de contrôle disproportionné, mais de concentrer les moyens disponibles sur les dépendances les plus critiques. C’est en reliant prévention, conformité et décisions opérationnelles que la maîtrise des risques devient un véritable instrument de pilotage et un avantage durable face aux incertitudes.
Les décisions financières d’aujourd’hui préparent la valeur de l’entreprise de demain

Il existe des moments dans la vie d’une entreprise où la finance change de nature… Pendant des années, elle accompagne l’activité. Elle mesure la performance, sécurise la trésorerie, permet d’investir et donne au dirigeant les informations nécessaires pour décider. Puis arrive un moment où l’entreprise s’apprête à franchir une étape qui peut modifier profondément son avenir : une levée de fonds, un LBO ou un MBO, une introduction en Bourse, une cession ou une transmission. Parfois, le changement est moins choisi : la croissance ralentit, les marges se contractent, la trésorerie se tend, un redressement devient nécessaire et les décisions financières deviennent stratégiques.

Éric Jaton – Dirigeant de Next Executives

Dans toutes ces situations, une même réalité apparaît : les chiffres ne servent plus seulement à raconter ce qui s’est passé.

Ils doivent permettre à d’autres de croire dans ce qui va se passer.

Et cette transformation ne s’improvise pas.

Une entreprise performante n’est pas nécessairement prête pour une opération stratégique

Une entreprise peut réaliser 5, 10, 20 ou 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, être rentable, disposer d’un véritable savoir-faire et pourtant ne pas être prête à ouvrir son capital, organiser un LBO ou préparer sa transmission.

Pourquoi ?

Parce qu’entre une entreprise bien gérée et une entreprise prête à franchir une étape stratégique, il existe une différence fondamentale : la capacité à démontrer sa performance, à expliquer ses moteurs économiques et à projeter son avenir de manière crédible.

Un investisseur, une banque ou un acquéreur ne regarde pas uniquement le dernier résultat net. Il cherche à comprendre la qualité du chiffre d’affaires, la récurrence des revenus, l’évolution des marges, le besoin en fonds de roulement, la génération de cash, les investissements futurs, les risques et les perspectives.

La valeur d’une entreprise ne repose donc pas uniquement sur ses performances. Elle dépend aussi de sa capacité à rendre ces performances compréhensibles, durables et prévisibles.

C’est précisément là que les décisions financières prennent une dimension stratégique.

Une IPO, un LBO ou une levée de fonds commencent bien avant l’opération

Lorsqu’une entreprise envisage une levée de fonds, l’attention se porte naturellement sur les investisseurs à approcher et sur la valorisation espérée. Dans un LBO ou un MBO, elle se concentre sur le financement et la structuration de l’opération. Lors d’une introduction en Bourse, les exigences deviennent encore plus importantes en matière de gouvernance, de reporting et de fiabilité de l’information financière.

Mais la véritable préparation commence bien avant.

Il faut disposer d’un historique financier exploitable, construire des prévisions suffisamment robustes pour résister aux questions, être capable d’expliquer les écarts entre budget et réalisé, identifier les indicateurs réellement déterminants pour le modèle économique et tester différents scénarios de croissance ou de financement.

Une opération financière provoque un changement de perspective : des tiers vont soudain regarder l’entreprise avec beaucoup plus de précision.

Le meilleur moment pour préparer une entreprise au regard des investisseurs est celui où elle n’a pas encore besoin d’eux.

Cette anticipation donne au dirigeant quelque chose de particulièrement précieux : du temps. Du temps pour corriger une faiblesse, améliorer le reporting, sécuriser la trésorerie, documenter une performance ou démontrer la pertinence d’un modèle économique.

Lors d’une cession, les chiffres racontent aussi une histoire

Cette logique devient particulièrement visible lorsqu’un dirigeant envisage de céder ou de transmettre son entreprise.

Après dix, vingt ou trente ans d’activité, celui-ci connaît souvent son entreprise presque intuitivement. Il sait quels clients sont solides, quelles activités génèrent réellement de la marge, quels investissements seront nécessaires et où se situent les principaux risques.

Un acquéreur, lui, ne dispose pas de cette connaissance.

Il doit pouvoir la reconstruire.

Les décisions financières et les données deviennent alors le langage permettant de transformer une connaissance personnelle de l’entreprise en une réalité démontrable. La question n’est plus seulement : « Combien l’entreprise gagne-t-elle ? » Elle devient : « Pourquoi gagne-t-elle cet argent, avec quel niveau de risque, et dans quelle mesure cette performance pourra-t-elle continuer sans son dirigeant actuel ? »

Préparer une transmission, c’est progressivement faire passer la valeur de l’entreprise de la tête du dirigeant vers une organisation capable de la démontrer.

Ce travail peut profondément changer la qualité des discussions avec un acquéreur ou un investisseur. Parce qu’au moment d’une transaction, l’incertitude a un prix. Tout ce qui permet de la réduire contribue à renforcer la crédibilité de l’entreprise et sa capacité à défendre sa valeur.

Dans un redressement, la finance doit permettre de retrouver du temps

Toutes les étapes importantes d’une entreprise ne sont pas des opérations de croissance.

Une entreprise historiquement rentable peut commencer à perdre de la marge. Une baisse d’activité peut fragiliser son équilibre. Un investissement peut peser plus longtemps que prévu sur la trésorerie. Une croissance rapide peut également absorber tellement de cash qu’elle finit par créer elle-même une situation de tension.

Dans ces moments, le premier besoin n’est pas nécessairement de produire davantage de chiffres.

Il est de retrouver de la visibilité.

Combien de trésorerie reste-t-il réellement ? Quels décaissements peuvent être différés ? Quelles activités contribuent encore positivement ? Quel niveau de chiffre d’affaires permet de retrouver l’équilibre ? Quels scénarios sont possibles à trois, six ou douze mois ?

Dans une situation de tension, les décisions financières ne créent pas seulement de la visibilité : elles redonnent au dirigeant du temps pour décider.

Et le temps est souvent la ressource la plus précieuse lorsqu’une entreprise doit se redresser.

Plus les difficultés sont identifiées tôt, plus le nombre d’options reste important. À l’inverse, lorsque la trésorerie finit par imposer son propre calendrier, la stratégie laisse progressivement la place à l’urgence.

À partir d’une certaine taille, la finance devient un instrument de choix

L’intuition reste une qualité essentielle du dirigeant. Elle permet de sentir un marché, de comprendre un client, de choisir les bonnes personnes ou d’identifier une opportunité avant qu’elle ne devienne évidente.

Mais lorsqu’une entreprise dépasse plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires, la complexité augmente rapidement. Les flux se multiplient, les investissements deviennent plus importants, les financements se diversifient et certaines décisions engagent plusieurs années de trajectoire.

À ce stade, disposer d’une information financière fiable ne consiste plus simplement à savoir si l’entreprise gagne de l’argent.

Il s’agit de pouvoir répondre à des questions beaucoup plus stratégiques.

Pouvons-nous financer cette acquisition ? Jusqu’où pouvons-nous nous endetter ? Quel serait l’impact d’une baisse de 10 % du chiffre d’affaires ? À quelles conditions pouvons-nous ouvrir notre capital ? Sommes-nous prêts pour un LBO ? Quelle valeur pouvons-nous raisonnablement défendre lors d’une cession ? Combien de temps avons-nous pour redresser la situation ?

Une fonction financière performante ne dit pas seulement où se trouve l’entreprise. Elle permet au dirigeant de savoir jusqu’où il peut aller.

C’est probablement à cet endroit que la finance cesse d’être uniquement une fonction support pour devenir un véritable instrument stratégique.

Préparer aujourd’hui les options de demain

IPO. LBO. MBO. Levée de fonds. Redressement. Cession. Transmission.

Ces situations paraissent très différentes. Pourtant, elles ont un point commun : lorsqu’elles arrivent, elles révèlent brutalement la qualité du pilotage financier construit au cours des années précédentes.

Lorsque les données sont fiables, les indicateurs maîtrisés, la trésorerie anticipée et les scénarios documentés, la discussion peut immédiatement porter sur l’avenir.

Lorsque ce travail n’a pas été réalisé, une partie considérable de l’énergie doit d’abord être consacrée à reconstruire et expliquer le passé.

C’est pourquoi je considère que la finance ne doit pas uniquement répondre aux besoins actuels de l’entreprise.

Les décisions financières d’aujourd’hui déterminent en partie les options stratégiques qui seront encore ouvertes demain.

Un dirigeant ne sait pas toujours, trois ou cinq ans à l’avance, s’il choisira de céder son entreprise, de la transmettre, d’accueillir un investisseur, de réaliser un LBO, d’entrer en Bourse ou de poursuivre son développement de manière indépendante.

Mais il peut faire en sorte d’être prêt.

Car au fond, la qualité d’un pilotage financier ne se mesure pas seulement à la précision des chiffres produits.

Elle se mesure aussi à la liberté qu’ils donnent au dirigeant lorsque vient le moment de choisir l’avenir de son entreprise.

Media training : diriger c'est aussi savoir parler
Être dirigeant d’une Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI), c’est bien plus qu’assurer le quotidien des opérations. Dans les moments délicats, qu’ils soient économiques, politiques ou sociétaux, c’est souvent vous qui devez monter au front et prendre la parole pour votre entreprise. Expliquer une décision importante, apaiser une situation tendue, ou simplement rassurer vos équipes et partenaires… ça ne s’improvise pas. Le media training vous donne les clés pour communiquer avec clarté et sérénité, même sous pression. Par Christel Bertrand – consultante indépendante en communication de crise Le media training consiste à organiser une préparation sur mesure pour vous aider à parler aux médias et au public de manière efficace. Vous apprenez à structurer votre discours, anticiper les questions difficiles et, surtout, à rester maître de votre communication. L’objectif ? Que votre message soit clair, rassurant et qu’il préserve l’image de votre entreprise. Le dirigeant est en première ligne Dans une ETI, vous êtes souvent le visage de l’entreprise. Un rôle central qui vous place proche des équipes et des opérations. Votre parole est perçue comme légitime et authentique. C’est le dirigeant qui provoque la confiance des partenaires. Clients, fournisseurs et investisseurs veulent entendre directement de vous ce qui se passe, surtout quand le climat est tendu. Une prise de parole mal maîtrisée peut nuire à votre réputation. À l’inverse, une communication bien menée peut renforcer la confiance. Les défis de la communication en temps de crise Quand une crise survient, les enjeux sont élevés. Chaque mot compte :
  • Rester crédible : Les médias et le public vont analyser chacune de vos déclarations. Un faux pas peut aggraver la situation.
  • Garder le contrôle du message : Vous devez transmettre des informations claires et éviter toute ambiguïté.
  • Réagir vite sans paniquer : Dans notre monde ultra-connecté, chaque minute compte. Mais il faut savoir répondre rapidement sans perdre son calme.
Adapter sa prise de parole au contexte Aujourd’hui, le monde change vite. L’incertitude économique, les tensions sociales et les défis politiques sont partout. Quand vous prenez la parole, il est essentiel de montrer que vous comprenez ce contexte. Les gens veulent sentir que vous êtes à l’écoute de leurs préoccupations. Une communication déconnectée de la réalité peut vite être perçue comme insensible ou inadaptée. Le media training vous aide à ajuster vos messages en fonction du climat actuel et à éviter les faux pas. Désacraliser les enjeux émotionnels de la prise de parole Prendre la parole face aux médias peut sembler intimidant, mais cela ne doit pas être une épreuve insurmontable. Les journalistes ne sont pas vos ennemis. Ils font simplement leur travail en posant des questions et en cherchant des réponses. Le media training vous aide à démystifier cette interaction. Vous apprendrez que derrière chaque question, il y a une opportunité de faire passer votre message. En vous entraînant régulièrement, vous allez gagner en confiance et transformer l’appréhension en assurance. Comme dans tout exercice, c’est la pratique qui permet de progresser. Plus vous vous entraînez, plus vous vous sentirez à l’aise. Vous n’avez pas besoin d’être parfait, mais vous devez être préparé. Ce que le media training vous apporte concrètement
  1. Anticiper et gérer les questions pièges
Le media training vous apprend à identifier les questions sensibles avant même qu’elles soient posées. Vous développerez des réponses claires et stratégiques qui évitent les dérapages. Grâce aux simulations réalistes, vous saurez garder le contrôle même face à des journalistes insistants ou des sujets délicats. Exemple : Lors de la crise de contamination de produits en 2017, le dirigeant d’une ETI agroalimentaire a su anticiper les questions des médias et répondre avec transparence, évitant ainsi une escalade de la crise. Cette anticipation a permis de rassurer les consommateurs et de limiter les dégâts sur l’image de l’entreprise.
  1. Garder votre calme
Rester serein face à une question provocante ou à une situation tendue est essentiel. Le media training vous entraîne à gérer vos émotions, à respirer correctement et à utiliser des techniques de gestion du stress. Vous apprendrez à répondre posément, même lorsque la pression monte, ce qui renforcera votre crédibilité et votre assurance. Exemple : Lors des grèves de transport en 2019, un dirigeant d’ETI spécialisée dans la logistique a été confronté à des journalistes cherchant à provoquer des réponses émotionnelles. Grâce à une préparation solide, il a su rester calme et exprimer des solutions concrètes pour ses clients.
  1. Inspirer confiance
Une communication claire, structurée et authentique rassure vos équipes, vos partenaires et le public. En travaillant votre langage verbal et non verbal, le media training vous aide à établir une connexion de confiance. Plus vous maîtrisez votre discours, plus vous inspirerez confiance et leadership. Exemple : Pendant la pandémie de 2020, certains dirigeants d’ETI ont su, grâce au media training, rassurer leurs salariés et partenaires avec des messages clairs et humains, renforçant ainsi la cohésion interne et la fidélité des clients.
  1. Protéger et renforcer votre réputation
Une prise de parole ratée peut nuire durablement à votre image et à celle de votre entreprise. Le media training vous donne les outils pour éviter ces erreurs. Vous apprendrez à transformer des situations potentiellement risquées en opportunités pour renforcer la réputation de votre entreprise, en démontrant transparence, professionnalisme et responsabilité. Exemple : En 2021, une PME industrielle a évité une crise majeure en expliquant rapidement et clairement un incident technique, limitant ainsi les spéculations et les rumeurs.
  1. Affirmer votre leadership
Un dirigeant qui communique avec assurance renforce non seulement sa propre autorité mais aussi la crédibilité de son entreprise. En maîtrisant vos interventions médiatiques, vous montrez que vous êtes à la hauteur des défis, capable de guider votre organisation même dans les moments les plus délicats. C’est un signal fort envoyé à vos équipes et à vos partenaires : vous êtes en contrôle.
  1. Gagner en confiance grâce à l’entraînement
La confiance en soi ne vient pas par magie : elle s’acquiert avec la pratique. Le media training offre un environnement sécurisé pour vous entraîner, répéter et ajuster votre discours. Plus vous pratiquerez, plus vous vous sentirez à l’aise. Chaque simulation est une étape supplémentaire pour faire de la prise de parole une compétence naturelle et non une source de stress.
  1. Être poussé dans ses retranchements en toute sécurité
Les séances de media training vous placent volontairement dans des situations inconfortables, similaires à celles que vous pourriez rencontrer face aux journalistes. C’est le moment idéal pour tester vos limites, apprendre de vos erreurs et affiner vos réponses. Mieux vaut se retrouver déstabilisé dans un environnement d’entraînement que face à un journaliste en direct. Cet exercice de confrontation maîtrisée vous permet d’identifier vos points faibles et de développer des réflexes solides pour rester calme et efficace en toutes circonstances. Investir dans votre succès En résumé, le media training n’est pas une option, c’est une nécessité. Savoir communiquer avec assurance, même quand le vent souffle fort, est un atout précieux. En vous préparant, vous protégez non seulement votre entreprise, mais aussi votre propre sérénité. Prendre du temps pour vous entraîner, c’est investir dans la résilience et l’avenir de votre ETI.
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